Et dans les Ténèbres, la Lumière…


Art Graphique / Monday, April 16th, 2018

Olivia Legoux a toujours été fascinée par les images fortes et ce depuis son enfance. Amoureuse des livres d’art et d’écrivains célèbres, elle a rapidement exprimé un goût particulier pour les jeux de contrastes et la représentation de la lumière. Immergée dans le monde de la peinture de par ses parents, elle s’est mise très tôt au dessin et commença à peindre. Elle reçut son 1er chevalet à 8 ans et vendit sa première toile à l’âge de 11 ans.  C’est à ses 18 ans qu’elle rejoignit durant quelques mois une école d’art pour se laisser capturer ensuite par le rythme de la vie.

Pendant plus de 20 ans, Olivia s’est éloignée du dessin et de la peinture notamment pour se consacrer à son rôle de mère. Ce n’est que depuis le mois de mai 2017 qu’elle a renoué avec la toile et la peinture à l’huile notamment grâce à un ami lui ayant prêté son atelier mais aussi et surtout grâce au soutien et aux encouragements quotidiens de son compagnon, tatoueur émérite qui encourage Olivia à poursuivre sa passion.

Inspirée par les plus grands comme Léonard de Vinci, Le Caravage, Turner ou tout autrement par Egon Schiele, Olivia a su créer son univers onirique. C’est du bout de ses doigts qu’elle peint et réalise des œuvres représentatives du « clair-obscur », courant pour lequel elle exprime un attachement certain. « Les ténèbres ne peuvent exister sans la lumière c’est pourquoi il y a toujours une lumière forte dans mes œuvres » nous explique-t-elle. Olivia recherche dans ses créations à faire jaillir les émotions.

Les toiles d’Olivia montrent des personnages torturés ou encore des paysages ténébreux dans lesquels le contraste avec la lumière permet de donner vie à l’œuvre, de lui conférer une âme, tel est le souhait d’Olivia. Sa passion pour les œuvres de Safet Zec, peintre bosniaque contemporain, l’a poussée à lui rendre hommage en reprenant une de ses peintures sur laquelle est représenté un Homme, main sur le front, exprimant son chagrin sous  un faisceau contrasté de lumière incrustée de zones d’ombres.

Olivia nous confie que son besoin de peindre ne cesse que lorsqu’elle est éprouvée ou que le sentiment qu’un geste de plus viendrait gâcher la toile. Emparée par son univers, c’est avec une forme de frénésie qu’elle livre son imaginaire tout droit sorti de songe comme le laisse penser le côté brumeux de certaines de ses œuvres. Son lien avec ses créations est d’autant plus fort qu’elle réalise en grande partie ses œuvres du bout de ses doigts. Ce choix particulier contribue à lui procurer le sentiment de sculpter sa toile, de la travailler au corps comme une plasticienne notamment lorsque l’artiste utilise du tissu sur ses œuvres, tissu poncé ou sali délibérément.

En observant les peintures d’Olivia, certains y verront, l’angoisse et la souffrance, d’autres une lutte incessante entre les ténèbres et la lumière,  l’expression d’un esprit triste et torturé ou encore le calme après la tempête… Olivia explique l’usage permanent de ce contraste car il est omniprésent dans nos vies : « rien n’est complètement blanc ou noir, tout est une question de contrastes » expose-t-elle. Elle nous raconte alors les réactions que le public peut avoir devant une même peinture : le jeune sursautant de peur nuancé par l’âge mûr amusé devant la mise en scène de la mort…

Énigmatique, Olivia ne souhaite pas révéler l’origine de son nom d’artiste « Silence », peut-être le découvrirez-vous en admirant ses toiles…

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