Autant en emporte l’art …


Sculpture / Tuesday, January 2nd, 2018

Sculpteuse dans l’âme, Myriam  forge son art depuis plus de 20 ans.

Partant de l’observation de la danse et cherchant à arrêter le temps pour contempler l’être humain, Myriam a commencé à réaliser des assemblages de papier. Mais devant l’éphémérité de ses réalisations, une solution devait être trouvée pour offrir à ses œuvres une vie pérenne.

Sétirer, Les bulles, 2010

Ayant hérité d’un poste à soudure paternel, Myriam a construit au fil de conseils et de curiosité sa technique et son savoir pour manier les électrodes.

De cet apprentissage est né son œuvre… Autodidacte avérée, c’est avec dextérité que le découpage du métal s’est associé à la soudure à l’arc pour donner vie à des personnages hiératiques et à la silhouette élancée… Myriam a ainsi fait naître des êtres de métal posant leur regard sur le monde et ce qui les entoure.

Illuminée et inspirée par Giacometti lors d’une visite de la fondation Maeght de Saint Paul de Vence, un univers de forme verticale aux lignes épurées et fines s’est ouvert à elle. L’artiste sculpte selon son humeur, son instinct et comme cela vient… ses sculptures parlent d’elles-mêmes et le travail ne s’achève qu’une fois le mouvement capturé, racontant une part de l’humanité.

Les voyageuses, métal soudé et terre, 2015

Myriam nous confie que le plus dur dans sa passion est de souder avec précision les petites sections tout en donnant sens et de vie à l’instantanéité de ses sculptures. Pour autant son travail est pour elle un moment ressourçant permettant d’extérioriser ce que le mouvement exprime : « le corps qui dit ».

La puissance de ses œuvres réside dans cette capacité paradoxale de figer l’élan d’un instant pour l’exprimer et lui donner tout son sens. Il suffit de poser son regard sur ces formes hiératiques pour les voir s’animer et vous transporter dans un univers particulier d’êtres à la verticalité vertigineuse.

Les sculptures prennent alors vie s’emparant de notre imagination complétant ainsi dans nos esprits la gesticulation des formes sculptées. C’est alors que ce forme sous nos yeux des petites scénettes décrivant un balaie aérien.L

Lorsque l’on croit le voyage fini nous pouvons redécouvrir certaines œuvres de Myriam grâce aux photographies de son mari. Un nouveau monde s’ouvre alors, alliant les silhouettes des personnages aux ombres capturées par le jeu de lumières emprisonnées.

Marathon de Bordeaux, Les coureurs métal peint et soudé, têtes en terre, 2017

 

« Par la sculpture, je cherche à assembler des matières pour rendre visible leurs traces, leurs textures.

Bois, métal, terre, bronze s’associent pour créer une harmonie, une unité.

Les matières prennent forme, libèrent des espaces, expriment leurs forces, leurs liens, leurs oppositions.

Des corps naissent hiératiques, poussés vers le haut. Ils racontent des mouvements, des instants figés, des bouts de vie, des émotions… »

Extrait du site de Myriam 

 

L’offrande, Caresser les étoiles, métal soudé et terre, 2017

Depuis 10 ans, Myrian  participe et prend part à l’organisation du festival « D’ici DANSE »  de Saint Germain de Puch (33) où se croise art du visuel et du vivant. C’est également durant le festival que l’association « Étincelle », dont fait partie Myriam, présente et donne l’occasion à des artistes d’émerger de par leur expression.

Présente également dans la région aquitaine, Myriam participe à diverses expositions où elle met en scène ses personnages décrivant le visible et l’invisible où s’exprime un alter ego, où s’exprime une passion…

 

Merci à Myriam pour ce magnifique voyage…

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